Amateurs de cinéma ou cinéphiles du dimanche, venez découvrir les nouveautés et revisiter les classiques.
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mardi 6 mars 2012

Le Parrain I

    Le Cinema Massimo nous propose ce mois-ci une rétrospective de Francis Ford Coppola. L'occasion de revoir Le Parrain I sorti en 1972. 

   Trois heures de bonheur. Avant même de voir les premières images ou de voir s'inscrire le titre du film, le nom du réalisateur ou n'importe quels mots susceptibles de nous fournir un indice, les premières notes qui résonnent encore et encore dans ma tête. 

  Trois bonnes raisons de revoir Le Parrain :

- La bande originale est simplement fabuleuse. On fredonne tout du long. Musique transcendante qui accompagne à merveille les scènes les plus fameuses et qui nous mettent d'emblée dans l'ambiance du film.
- Un casting redoutable : J'ai nommé Marlon Brando dans le rôle de Don Corleone et Al Pacino, tout jeune et déjà phénoménal. 
- Des scènes mythiques autour d'une mafia sans pitié, quelques fois un peu cliché mais le dosage reste parfait.

Ingrid

lundi 20 février 2012

3 bonnes raisons de revoir American Beauty (1999)



1. Dans American Beauty il y a deux types antibourgeois. Il y a un homme de quarante ans qui veut s’étonner, découvrir quelque chose de neuf, un homme qui veut ressentir un frisson vital dans sa vie; mais il finit par se rebeller gauchement aux coutumes et sa tocade est vouée inévitablement à l’échec. Et il y a un adolescent qui réussit à s’étonner vraiment, à aimer tous les aspects de sa vie, à vivre une liaison authentique; il a une sensibilité très marquée pour la beauté et il manifeste avec assurance la capacité de maîtriser les côtés, les plus controversés de son existence.

2. Dans ce film il y a un élément metacinématographique très interessant. Ricky Fitts (le protagoniste adolescent) aime filmer tout avec son caméscope. Il dit que quelquefois les images permettent de partager le regard de Dieu, c’est-à-dire de percevoir la beauté qui est située derrière toutes les choses. C’est une réflexion magnifique sur le cinéma!

3. Si vous avez vu le film Fight Club (sorti aussi en 1999) et si vous l’avez trouvé intéressant, mais si vous pensez que dans ce film il y a trop de violence… Dans American Beauty vous pouvez trouver les mêmes thèmes, le même élan antibourgeois, la même recherche et le même désir d’authenticité, mais dans une peinture plus casanier.

Antonio

dimanche 12 février 2012

3 bonnes raisons de revoir Retour vers le futur (1985)


1. Retour vers le futur est un film qui raconte une aventure très émouvante aux confins du temps. C’est l’histoire d’un adolescent qui est toujours en retard, mais cette fois il devra être à l’heure pour réussir à revenir en 1985 (de 1955, où il s’est arreté avec une machine à voyager dans le temps), aprés avoir aidé son père et sa mère à se fiancer! Le film est tellement captivant que ses 117 minutes s’envoleront.

2. Dans ce film il y a une histoire d’amour très étrange. En 1955 la mère, au lieu de rencontrer son mari futur - qui plus est un voyeur... -, finit par rencontrer son fils! Et la fille - une fille très entreprenante - essayera de séduire son fils. Alors le fils devra favoriser l’amour entre ses parents: et ça ne sera pas un devoir facile… De ce côRetour vers le futur est un film délicatement transgressif.

3. Retour vers le futur est un des meilleurs films de science-fiction. Et c’est un film culte des années 1980. Autres choses qui sont inoubliables: Marty McFly (celui-ci est le nom du protagoniste) qui va sur la planche à roulettes, les théories extravagantes du docteur Emmett “Doc” Brown, Marty qui joue Johnny B. Goode à la guitare, la futuriste machine à voyager dans le temps, l’impact que l’habillement de Marty (style années 1980) a sur les personnes du 1955 et ainsi de suite. Vous pouvez en trouver d’autres!
Je voudrais remercier mon ami Marcello pour la discussion de ces points avec moi


Antonio

jeudi 26 janvier 2012

3 bonnes raisons de revoir Carnage (2011)


1. D’abord, Carnage est un film très simple: prenez deux couples, mettez-les dans une salle, faites-les se disputer et vous avez le dernier film de Roman Polanski! Celui-ci est aussi un film qui dure seulement 79 minutes.

2. Carnage est un film qui fait voir ce qui se passe quand le voile de l’hypocrisie, qui decouvre nos vies, va tomber. Deux familles bourgeoises se rencontrent pour discuter sur la rixe de leurs fils et pour résoudre la chose comme des personnes civiles. Mais la politesse bourgeoise se révéle fausse: elle est tellement inconsistante qu'elle ne dure que quelques minutes. Ce film montre combien les ‘valeurs’ pas méditées profondément et pas choisies consciemment sont inefficaces et inauthentiques et que le ‘bien’ imposé répond à une logique de vexation (observez l’évolution du personnage de Penelope, joué remarquablement par Jodie Foster). Est-ce que ça vous sonne familier?! Peut-être que ce film parle de nous, de l’homme occidental...

3. Il y a un personnage très étrange: Alan, joué splendidement par Christoph Waltz. Vous ne pouvez pas l' aimer: il est cynique, arriviste, sans scrupules et totalement dénué de moralité. Mais si vous pensez que après tout il est à sa façon brillant quand il dit de croire au dieu du carnage et si vous pensez que il est au moins apparemment charmant quand il dit de préférer la sensualitè, la folie et la tempête hormonale, ça signifie que peut-être vous devez remettre en valeur le côté dionysiaque de votre vie. 

Carnage est un film qui psychanalyse l’homme moderne et qui fait émerger notre partie la plus secrète.

Antonio

lundi 23 janvier 2012

La vie est belle de Roberto Benigni

    Pour commencer, La Vie est Belle est un film sortie en 1998, an où je n’avais qu’onze ans… Qu’est-ce qu’un enfant d’onze ans peut -il comprendre de la tragédie de l’holocauste et du génie de Benigni ? Je me souvenais de la fin, mais ça ne m’a pas dérangée du tout, au contraire, le souvenir a rendu le personnage de Guido encore plus extraordinaire et touchant à mes yeux.
    
     Une deuxième raison pour revoir ce  film est parce qu’il ne faut pas oublier le thème qu’il aborde. Je proposerais aux écoles de  le montrer  aux élèves chaque 27 janvier, à l’occasion de la journée de la mémoire : la Vie est Belle est délicat et mordant en même temps, j’oserais dire un mélange parfait entre comédie et drame. Il ne nous épargne pas les tragédies des camps de concentration, mais la narration reste toujours discrète, elle ne se perd jamais en vulgarités inutiles.   

     Enfin, si vous aviez l’occasion d’écouter de la musique sublime alors que vous lisez une belle poésie, vous ne le feriez pas plusieurs fois ? Moi, je le ferais. C’est pour ça que je n’ai pas seulement  voulu revoir, mais revivre la Vie est Belle, parce que la mélodie de « Beautiful that Way » de Noà est restée dans ma tête pendant toutes ces  années, comme-ci comme la poésie des scènes où Guido (Benigni) explique aux écoliers les merveilles de la race aryenne ou celle de la traduction tragi-comique des ordres impitoyables du soldat allemand dans une baraque : ce qu’on n’oublie pas est tout-à-fait quelque chose d’inoubliable qui vaut la peine de revivre. Lorsque j’associais le film à un souvenir, je parvenais toujours au mot « plaisir » et c’était à ce plaisir que j’avais envie de goûter une nouvelle fois. Et je ne me suis pas trompée, j’ai apprécié ce film à vingt-deux ans beaucoup plus qu’à onze ans, j’ai compris pourquoi à Los Angeles Sophia Loren a pu crier de joie « and the winner is… Roberto !!! ». Revoyez-le mes amis !

Belle-amie

vendredi 20 janvier 2012

3 bonnes raisons de revoir La Haine

La Haine de Mathieu Kassovitz

 Vince, Hubert et Saïd nous embarquent dans une journée de 24 heures sur fond noir et blanc. Trois faciès qui n’ont pas été choisis par hasard et qui constituent un peu les prémisses du célèbre crédo « Black, blanc, beurre » survenu au cours du mondial 98. Trois personnalités différentes mènent l’action : Hubert tient le rôle du sage respecté, Saïd celui du bouffon et Vince, en proie à des désirs de vengeance, rêve d’être perçu comme un caïd.

Trois bonnes raisons de revoir ce film mythique :
-    Le film, réalisé en 94, dépeint la réalité sociale des banlieues. Le réalisateur multiplie les points de vue et évite les clichés, non sans humour. Tout y est : l’ennui du quotidien et la banalité des propos échangés en bas des tours d’immeuble, le squat, le deal de shit, la promiscuité des banlieues-dortoirs, le sentiment d’injustice, les conflits racailles-flics, les bavures de police, les insultes gratuites, le langage des cités, la frontière entre banlieue et capitale, les délits de sale gueule…
-    Le découpage de l’espace-temps et le noir et blanc donnent une valeur universelle et éternelle au film.
-    Le film sort des sentiers battus du cinéma français tel qu’il est souvent perçu à l’étranger : lent, porté sur la psychologie plus que sur l’action. Le génie de Kassovitz réside dans le fait que l’inaction devient action. 

Ingrid








3 bonnes raisons de revoir Le Bon, la Brute et le Truand


 1.Parce que Clint Eastwood a vraiment la classe avec son cigarillos et sa nonchalance avisée. C'est d'ailleurs dans ce film qu'il endossera son mythique poncho qu'il gardera dans les deux autres volets de la trilogie du $.

2.Sergio Leone nous offre dans ce film une des plus belles scènes du cinéma : la course effrénée dans le cimetière de Sad Hill à la recherche des dollars avant le « truel » final.
Eli Wallach aura certainement tourné la meilleure séquence de toute sa vie : courant à perdre haleine parmi des tombes en plein désert en quête du trésor, ce passage est sublimé par l’enivrant thème musical en fond sonore qu'a spécialement composé Morricone. Il faudrait être de pierre pour ne pas ressentir ne serait-ce que le moindre frisson...

3.Outre les paysages à vous couper le souffle, ce film regorge de phrases cultes, dont la plus célèbre : le monde se divise en deux catégories, ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent... Toi, tu creuses...

La liste est longue... je ne vous en dis pas plus, chut, le film va commencer...


Emeline